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Tandis que son spectacle cartonne en France, Suisse et Belgique, Virginie Hocq à fait une halte dans les bureaux de Corniaud and Co, à Bruxelles, pour recevoir Cité des Femmes.
Très loin du cliché qui tenterait à croire qu'une artiste ayant réussi attrape la grosse tête, Virginie Hocq est restée aussi simple et abordable qu'on l'espérait. Pas étonnant que tout le monde tombe amoureux d'elle!
Cette grande humoriste, bourrée de charme et de talent, s'est dévoilée à nous dans un naturel désarmant... parsemant les questions/réponses de quelques bons éclats de rire!
Virginie, avant d’être humoriste, vous étiez championne de gymnaste?
"Non mais j’ai toujours été hyper dynamique, j’ai fait de la danse classique, de la natation, j’ai fait les Mouvements de Jeunesse et je pense que c’est hyper important pour un enfant de se défouler. Avec le temps, je me dis que mes parents ont peut-être été tellement fatigués avec moi! C’est vrai qu’ils me faisaient faire plein d’activités et puis voilà... j’ai toujours été comme ça!"
À huit ans, déjà, vous aviez décrété d’être comédienne?
"Oui! Enfin que je voulais faire du théâtre parce que j’avais pris goût en faisant les spectacles de fin d’année et j’ai vraiment... mais ACCROCHé et mordu à l’hameçon quand Didier Cabesse est venu dans notre classe dire "Bonjour, aujourd’hui on va préparer un spectacle pour la fin de l’année!". Et je me souviens exactement comment j’étais dans la classe, le texte qu’il m’a donné et l’exercice qu’on devait faire... Et après le spectacle de fin d’année, je me suis dit "Ouais, j’ai envie de faire ça!". Déjà toute petite, je n’arrêtais pas de faire des sketches ou des machins comme ça, je racontais les blagues de mon père même si je ne comprenais rien du tout! Ce qui est chouette, c’est que mes parents ne m’ont pas dit "Oh non!". Ils m’ont inscrite à l’académie, j’ai pu faire tous les cours d’impro pour les petits, la déclamation pour les petits, vraiment plein d’activités, le solfège... tout ça m’a vraiment apporté beaucoup!"
Vous obtenez votre premier prix d’Art dramatique à 21 ans et puis vous vous lancez dans la Ligue d’Impro?
"En fait, j’ai fait le Conservatoire pendant trois ans. Pour en sortir, il faut avoir son premier prix. Et puis la Ligue d’Impro, je commençais chez les amateurs, j’adorais ça parce que j’étais dans un groupe avec des gens qui faisaient compta, assistants sociaux, des trucs comme ça... mais moi je faisais du théâtre et je trouvais ça chouette ce groupe! Puis quand on m’a proposé chez les pros, je me suis dit qu’il allait y avoir un esprit de compétition. Ce qu’il y a un peu parce que ce sont des matches d’impro où il y a six cents personnes qui viennent voir tous les matches, les dimanches et lundis. Donc, j’avais une petite préférence pour les amateurs mais j’ai appris énormément en faisant la Ligue d’Impro! Une super cours de récréation! C’est comme quand on était petit, quoi! On raconte des histoires dans la cour de récré, c’est vraiment la même chose!"
Et puis après, votre premier One Woman Show "Dis Oui"?
"À la sortie du Conservatoire, j’avais fait un spectacle avec plusieurs élèves de ma classe pour les premières rencontres. Le directeur du théâtre m’avait dit "Ecoute, j’aimerais bien te voir dans un spectacle toute seule. Je te donne l’outil, la salle, la promo, mais trouve quelque chose!". Moi, je pensais qu’il voulait que je fasse un texte déjà écrit, un monologue et il m’a dit non! Et c’est là que j’ai dû commencer à écrire. Mais comme je ne l’ai jamais fait, j’ai rencontré Victor Scheffer qui était déjà à la Ligue d’Impro. Moi je n’y étais pas encore, je lui ai demandé si il avait envie de faire ça, il m’a dit oui, il a cru que j’allais jamais le rappeler... Je l’ai rappelé, on a trouvé le titre en juin et le 10 octobre, je jouais mon spectacle. On devait le jouer dix soirs, on l’a joué sur deux ans".
Votre deuxième One Woman Show vous fait remarquer des Frères Taloche. À partir de là, c’était pour vous un tournant, un tremplin?
"En fait, on a l’impression que
tout a été super vite, mais toutes les choses se sont passées lentement, avec un petit échelon davantage. Ça ne m’a jamais paru une difficulté de faire ce métier. Il y a juste un moment, en sortant du Conservatoire, où en effet j’ai ramé quoi, c’était difficile, j’avais pas de boulot, j’ai fait des animations etc. Ce temps n’a pas été trop difficile mais j’ai fait mon premier spectacle qui m’a permis de jouer au Magic Land Théâtre. Le producteur de mon premier spectacle m’a dit que je devais en faire un deuxième. J’ai rencontré Patrick Ridremont qui a écrit mon spectacle, Olivier Leborgne l’a mise en scène, les Frère Taloche sont venus voir mon spectacle, Vincent s’est dit "J’aimerais bien la porter un peu plus loin", il a produit un spectacle, m’a fait faire une télé et tout, et voilà!"
Vous avez fait plusieurs parenthèses pour flirter avec le cinéma. C’était aussi un désir profond?
"Mon désir premier était de faire du théâtre, ça je le sais. Mais tout ce qui pouvait en découler était le bienvenu, mais ça n’a jamais été une folle course pour arriver à mes fins. Je suis très, très confiante dans la vie en général, c'est-à-dire que si les choses doivent arriver, elles arriveront! Je préfère me dire ça plutôt que d’être malheureuse, ou jamais satisfaite. Ce n’est pas que je me satisfais de ce que j’ai, mais je préfère faire des petits bilans sur tout ce que j’ai déjà fait pour me rendre compte que j’ai quand même beaucoup de chance! Et si le cinéma arrive, et bien je rajoute ça dans mon petit bilan".
Est-ce que vous pensez qu’il y a des choses sur lesquelles on ne plaisante pas?
"Je pense vraiment et sincèrement qu’on peut parler de tout! Tout est dans la manière dont on amène les choses! Il est clair que, si je parle d’un sujet, ça part de moi. Je préfère me mettre moi dans la situation, et me moquer de moi, plutôt que me moquer de quelqu’un. Oh, j’ai assez pour me moquer de moi! Je préfère, et j’arriverai, à faire rire les gens. Dans mon spectacle, il y a un jeune trisomique que j’incarne à 100%. Je ne me moque pas! Et pourtant, on sourit, on est touché, on rigole parce que des fois, il dit des trucs... Les personnes âgées, pareil! C’était mes jobs d’étudiante, j’incarne. Ce sont des situations qui sont à la fois très réelles, ça peut être piquant, mais ça n’est jamais une moquerie! Je laisse les opinions aux gens, chacun fait ce qu’il veut. Mais j’ai le droit de les grossir et de me les accaparer".
Il vous reste quelques dates jusqu’en mai 2009... et après?
"Août en fait! Ça se rajoute encore! À chaque fois, on se dit que c’est beaucoup plus calme. Là j’ai été prise pour un autre projet sur M6, très chouette. Mais c’est à nouveau du boulot. Donc, août, ça sera vraiment la dernière date de "C’est tout moi", et je commence aussi pendant ce temps-là à répéter une autre pièce qui s’appelle "Les deux canards", c’est une pièce avec Yvan Le Bolloc'h. Je reprends le rôle d’Isabelle Nanty, on va être douze sur scène avec des changements de décor, plein de costumes. En tournée, ça va être génial! Et je passe à Liège!!! Je suis hyper contente, je vais jouer au Forum! Le directeur m’a écrit pour demander si je jouais dedans... et il a dit "Alors je prends le spectacle!" C’est cool!"
La distribution des pralines "Galler", dans le spectacle, ça doit vous coûter une fortune?
"C’est une idée que j’avais eue quand j’étais à Paris. Je m’étais préparée à ce qu’il n’y ait pas beaucoup de monde, parce que je sais qu’à Paris, il y a tellement de spectacles... Je me suis dit que le peu qui soit là, j’ai envie que les gens soient hyper bien, comme dans un petit salon. Donc, je m’étais dit que j’allais offrir du chocolat belge. Bon, il s’est avéré que ça a bien fonctionné tout de suite et que j’ai continué. Monsieur Galler était hyper heureux, touché, que je fasse ça et finalement il m’a donné des boîtes de chocolats pour tous les soirs que je jouais! Ça fait que j’avais 500grs de chocolats Galler que je distribuais!"
Clic droit sur le site de Virginie Hocq
... le dvd de "C'est tout moi" est sorti depuis le 07 oct 2008.